Oubliez la demi-mesure : Gilles Lellouche signe ici une épopée romantique sous stéroïdes qui vous attrape le cœur pour ne plus le lâcher. Une claque visuelle et sonore.
🗃️ Fiche du film – L’Amour Ouf
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| Titre original | L’Amour Ouf |
| Réalisateur | Gilles Lellouche |
| Distribution | Adèle Exarchopoulos, François Civil, Mallory Wanecque, Malik Frikah |
| Durée | 2 heures 46 minutes |
| Genres | Romance, Drame, Musical, Thriller |
| Sortie France | 16 octobre 2024 |
Synopsis : Dans le nord de la France des années 80, Jackie et Clotaire grandissent entre les bancs du lycée et les docks du port. Elle étudie, il traîne. Leurs destins se croisent et s’aiment éperdument, jusqu’à ce que la vie les sépare violemment, pour mieux les réunir des années plus tard.
Une mise en scène en état de grâce
Avec L’Amour Ouf, Gilles Lellouche ne se contente pas de raconter une histoire d’amour, il la propulse sur grand écran avec une énergie vitale dévastatrice. Adapté du roman de Neville Thompson, ce film est une déclaration d’amour au cinéma total, celui qui ne s’excuse jamais d’être excessif, lyrique et bruyant.
Ce qui frappe d’emblée, c’est cette mise en scène exceptionnelle. Lellouche ose tout : des plans-séquences vertigineux, une colorimétrie saturée qui rappelle les grandes heures du cinéma américain, et un montage qui pulse au rythme d’une bande-son nostalgique (The Cure, Prince, Daft Punk). La caméra ne s’arrête jamais, elle danse autour de ses personnages, transformant chaque bagarre en ballet et chaque regard en brasier.
Le film réussit l’exploit de faire coexister la violence sèche du polar et la tendresse absolue de la romance adolescente. Si le duo Civil / Exarchopoulos confirme son alchimie magnétique, la véritable révélation réside dans leurs versions jeunes, incarnées par les prodigieux Mallory Wanecque et Malik Frikah, qui portent le début du film avec une intensité brute.
Certains pourront lui reprocher sa générosité débordante ou sa durée, mais ce serait bouder un plaisir rare. L’Amour Ouf est un film qui transpire, qui saigne et qui pleure. C’est du cinéma organique, fait avec les tripes, qui nous rappelle pourquoi l’on s’enferme dans une salle obscure : pour ressentir quelque chose de grand, de fort, de “ouf”.


